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L’Afrique s’en va à Copenhague avec comme viatique : La Solidarité

Source : Bargny Infos   03/12/2009 à 11h08

afrique-a-copenhague Le réchauffement climatique constitue un sujet de préoccupation majeur pour l’économie mondiale.
Le laisser-faire en l’occurrence pourrait avoir de graves conséquences pour la vie sur terre. Lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques a été mise en place pour empêcher toute perturbation anthropique "dangereuse" du système climatique. Depuis 1995, où la convention avait été ratifiée par plus de cinquante pays, les signataires se sont rencontrés chaque année dans le cadre de ce qu’il a été convenu d’appeler la « Conférence des Parties ».


Lors de la troisième conférence à Kyoto en 1997, le protocole dit de Kyoto a été adopté.
La quinzième « Conférence des Parties » se tiendra du 7 au 18 décembre à Copenhague. L’objet de cette réunion est de décider de la suite à donner au Protocole de Kyoto à l’expiration de la première période d’engagement en 2013. Si les experts s’accordent à reconnaître la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) au cours des prochaines décennies, ils divergent sur l’importance des mesures à mettre en œuvre à cet effet, sur leur répartition entre le monde développé et le monde en développement, sur le financement des réductions des émissions dans les pays en développement et sur l’organisation de ces réductions au niveau mondial.

Il n’est pas difficile d’élaborer des politiques efficaces au niveau macroéconomique. En termes économiques, les GES sont des externalités dans la mesure où les producteurs de ces gaz les rejettent gratuitement dans l’atmosphère. Le plus logique serait d’intégrer ces effets externes, en donnant au carbone un prix dans le cadre d’un système « cap-and-trade » de plafonnement des émissions et d’échange des droits d’émission ou par la mise en place d’une taxe carbone.
Pour le moment, le niveau des émissions par habitant dans les pays industrialisés est nettement supérieur à celui des pays en développement. Cependant, le monde en développement est en train de combler cet écart en raison de sa prospérité croissante, mais aussi de l’utilisation de techniques à forte densité de carbone.

Par ailleurs, cette partie de la planète sera probablement la plus affectée par le réchauffement climatique.
Aux termes du Protocole de Kyoto, seuls les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de GES, tandis que les pays en développement peuvent continuer à accroître leurs rejets de CO2. Cependant, pour que les réductions soient plus significatives, les pays en développement doivent également diminuer les émissions, des mesures qui, dans de nombreux cas, sont désormais moins coûteuses. Toutefois, il n’est pas du tout sûr que les pays émergents acceptent un resserrement des quotas de CO2, tant cela pourrait nuire à leur développement. On ne parviendra à un accord équitable sur le climat que si les pays industrialisés acceptent de procéder à un important transfert de technologies faiblement émettrices en faveur du monde en développement.

Plus de solidarité, c’est ce que l’Afrique attend du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique. Prémices de ces négociations, les voix de l’Afrique se sont fait entendre au Forum Mondial du Développement Durable (FMDD), par l’intermédiaire des dirigeants africains. Ils continuent d’en appeler à la solidarité des « pays les plus nantis » envers les pays les plus pauvres à l'occasion du sommet de Copenhague, la solidarité tant à l’échelle nationale qu’internationale doit être beaucoup plus vécue. Les pays qui ont le plus bénéficié et qui bénéficient encore de ce qu’il est convenu d’appeler le péril environnemental devront accepter d’en porter largement le coût .

Les attentes des Africains sont très fortes à Copenhague, et les pays développés doivent aider pour entamer une lutte contre les « inégalités écologiques ». L’Afrique souffre d’un double problème : sa géographie qui la place en première ligne des conséquences négatives du réchauffement climatique et l’inconscience du problème du réchauffement qui touche une partie de la population encore analphabète.

L’Afrique, responsable de 4% seulement des émissions totales de gaz à effet de serre, « paiera pourtant le plus lourd tribut » au réchauffement, dans les années à venir. Elle sera confrontée à « des problèmes de pénurie d’eau, de famine et autres catastrophes ». Pour faire face, à l’occasion de la préparation de la conférence de Copenhague, que soient maintenus les acquis de la Convention et du protocole de Kyoto. Des efforts doivent aussi être faits pour permettre le développement des énergies renouvelables en Afrique, au travers d’un soutien financier mais aussi d’un transfert de technologies qui est un enjeu stratégique des pays développés vers les pays en développement. Enfin, la mise en place d’une agence internationale qui assure la réalité des plans « Climat » et « la tenue au cours de l’année 2010 d’Assises financières africaines en vue de faire émerger les régulations économiques et les compensations indispensables à un développement durable du continent africain ».

Le réchauffement climatique va sans doute créer des instabilités dans les pays pauvres, qui manqueront d’eau et de terres cultivables. Instabilités qui seront d’autant plus exacerbées si la communauté internationale ne se mobilise pas. Ne pas soutenir l’Afrique dans sa lutte contre le réchauffement, c’est s’exposer au risque de voir perdurer déforestation, stress hydriques, perte de la biodiversité, dont les conséquences dépassent largement le cadre régional pour englober l’ensemble de la planète. La conférence de Copenhague qui doit traiter la semaine prochaine du réchauffement climatique et de la stratégie mondiale qu’il faut mettre en œuvre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ne se présente pas bien. Il reste à peine plus d’une semaine pour mobiliser les opinions publiques et faire pression sur nos gouvernements.
Il semblerait que l’Afrique va prendre une initiative au combat commun par le financement d’un plan ambitieux d’équipement en énergie solaire.

Ibrahima POUYE

Professeur de Management/Marketing

Consultant en développement local

Tel : 33 836 47 79 / 77 203 91 40

Email : ibpye@yahoo.fr


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Commentaires : (Suite à quelques soucis techniques des commentaires on était supprimés sur certains articles, nous nous excusons auprès des commentateurs )

Posté par :   le moi   le 03/12/2009 à 12h34
L’urgence est là. Les premiers effets du réchauffement climatique se font sentir, les prévisions scientifiques sont de plus en plus sombres. Pour préserver un environnement favorable à la vie humaine, nous devons agir, collectivement et sans attendre.

Merci Mr Pouye pour cette contribution.
Signons la pétition ici : http://specials.fr.msn.com/lachaineverte/charte-environnement/petition.aspx


Posté par :   Bagnois   le 06/12/2009 à 10h28
Merci beaucoup M. Pouye de votre contribution.
J'espère que nos autorités locales sont conscientes des effets du réchauffement terrestre. Si l'érosion côtière est due en grande partie à cet échauffement, il y a aussi un abus, par les charretiers et autres, d'usage du sable marin. Bargny est entrain de perdre sa plage maritime et des maisons avec.
Des mesures fermes doivent être prises pour interdire l'usage du sable marin pour la construction.
CORDIALEMENT


Posté par :   seydi   le 08/12/2009 à 11h06
Merci Pouye la réflexion est bonne.Mais vous savez moi je crois pas à l'efficacité de ces sommets c'est une façon d'endormir les pays faibles pour continuer à poluer.Revenons à notre environnement immédiat pour rappeler pourtant après le sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la sococim avait reboisé une bonne partie des terres de Bargny mais actuellement elle vient de construire une autre unité industrielle là où étaient érigés ces arbres.


Posté par :   pouye   le 01/01/2010 à 18h47
merci infinniment monsieur pouye.vous faites la fierté de toute une ville et de toute une jeunesse . votre intervention a été sans precedant de par le niveau de français que vous avez utilisez pour mettre en valeurs vos dires mais aussi de par la pertinence et la parfaite maitrise que vous avez du sujet .sachez que nous serons toujours ravis de lire vos contributions tant sur le net que sur la presse ecrite. car cela constitut pour nous une source de motivation .modou pouye eleve en terminale l' au lycee de bargny.



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