Bargny sous la furie des eaux : L’économie de la pèche en sursis, Une plage ......sans sable
Source : journal Kotch 19/02/2010 à 23h50
Depuis une semaine des vagues destructrices se fracassent sur les rives de Bargny. Elle endommage maisons, cimetières, produits de la pêche laissant derrière elles ruines et désolation.
L’économie de la pèche en sursis.
Comme dans tous les villages Lébous, Bargny regroupe une forte colonie de pécheurs qui vit à coté de la mer. Elle est aussi la première à ressentir les effets de la montée des eaux. « Nous n’avons plus ou mettre nos pirogues, vu qu’il n’y a plus de plage » se désole Assane Ndir.
Ce pécheur trouvé à coté de ses pirogues raconte qu’il faut maintenant placer des hommes dans les barques pour parer à leurs éventuelles dérives sous l’effet des grosses vagues. Il donne l’exemple d’une nouvelle pirogue qui a été sauvée de justesse par des pécheurs de retour de la campagne. Tout le long de la cote, les pirogues sont regroupées et même attachées à d’autres plus lourdes, donc plus résistantes. En plus es pécheurs, les femmes transformatrice de produits halieutiques sont elles aussi victimes du « Guinakh ». « Hier nous avons perdu toute notre production. Poisson séchés, fumées yeet ont été emporté par les vagues » selon Mame penda seck, la mareyeuse raconte que les vagues de cette année sont beaucoup plus dévastatrices qu’à l’accoutumé et qu’elle se demande si elle pourra avec ses collègues, continuer leurs activités sur la plage.
Une plage ………….sans sable.
Le spectacle est affligeant, la plage de Bargny qui été une des plus belle et une des plus grande du cap vert est maintenant réduite à sa plus simple expression : « Peut-on encore parler de plage ? », se demande Alassane Seck, un jeune du quartier très impliqué dans les problèmes environnementaux.
Il est membre d’une association pour la défense de la plage et sa préservation. Son discours semble passer chez les vieux du village. Très nostalgique, ils narrent leur enfance et la largeur de la plage à cette époque : « La plage était à 300 mètres plus haut. Là ou sont stationnées actuellement les grandes pirogues », explique, un brin nostalgique, Abdourahmane Seck, un vieux pécheur qui affiche 70 ans au compteur.
Il est confirmé dans ses propos par son ami Ibrahima Diouf qui affirme que l’abri dans lequel ils se trouvent a été déplacé trois s fois pour éviter qu’il ne soit englouti. A la place de cette plage, se trouve maintenant des tas de pierres que la mer rejette à chaque marrée. On ne peut pas se déplacer sur la plage sans prendre en compte les tas de pierres qui enlaidissent tout le rivage. Pourtant, des jeunes du village ont trouvé un moyen de mettre en vaaleur ces galets en les regroupant en tas pour en faire des digues contre l’avancée de la mer
Amayi Badji du journal Kotch.
commentaires sur cet article: 0
Les opinions exprimées sur ce site n'engagent que leurs auteurs.
Nous ne pouvons en aucune façon être tenus pour responsables des propos tenus dans les contributions et les commentaires.
Commentaires : (Suite à quelques soucis techniques des commentaires on était supprimés sur certains articles, nous nous excusons auprès des commentateurs )
Réagissez à cet article (Mais s'il vous plait ):
Soyez civilisés . N'envoyez pas de message pour agresser ou insulter les gens. N'utilisez pas un vocabulaire SMS.
Critiquez une idée, mais pas d'attaques personnelles .
Tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violant ou sexuel sera supprimé, de même que les messages publicitaires.
Contribution.
Cercle d' Etude et de Réflexions pour l' Emergence de Bargny(CEREB). Contexte :
Le quatre avril prochain notre pays fêtera les cinquante ans de son indépendance. Cinquante ans, le temps des bilans, l'âge de la maturité, une période qui devrait normalement coïncider avec une maturité économique et politique du Sénégal.
Le huit octobre prochain, notre commune Bargny fêtera les vingt ans de son existence en tant que commune de droit commun administrée par un maire élu (loi 90-35 du 08 octobre 1990). Lire
la suite...