Au crépuscule d'une journée chaleureuse et remplie,
Les muezzins font vibrer leurs cordes vocales
Du haut des nombreux minarets qui surplombent cette bourgade, Bargny.
Sous la nue qui dévoile son noir tissu, les étoiles s'accrochent
Veillant sur les noctambules en errance ou en palabre.
Aux assemblées nocturnes de la veille,
Suivent les bruissements matinaux du lendemain.
Noirceur d'ébène au sourire de lait,
Les visages s'illuminent, avec les rayons en harmonie.
Soufflant délicatement à travers les feuillages des « Niima »,
La brise marine provenant de Sendou caressait nos narines,
Avec la tendresse d'une main sur la joue de l'être aimé.
Après Cocorico et les décibels d'aurores des coqs,
Les occupations reprennent leur cours avec la routine habituelle ;
Coup de balai et petits déhanchements pour les « Njagamaar »,
Encore un long entretien avec Morphée pour les « wakhambaané ».
Fort encrée dans cette monotonie souvent ennuyeuse pour elle,
Ma jeunesse rêve de déployer ses ailes vers un hypothétique Eldorado.
La grisaille, les façades roses et les accents qui chantent plantent le décor, Toulouse.
Ici la relative solitude transcende d'avec la vitesse des tours d'horloges.
Nouveaux visages, nouveau vocab' (putain et merde le plus souvent),
Une nouvelle vie s'entame… monotone aussi celle là.
Découvertes et déceptions rencontres et nostalgie, tout y est.
Arrive alors l'heure des interrogations de toutes sortes, des dilemmes cornéliens.
Garonne ou Lac Rose, Tisséo ou Dem Dikk, Tour Eiffel ou Monument de la Renaissance Marie ou Mariéme.
Chacun choisira, tous se diront « nos ailes nous ont porté loin, mais rien ne vaut nos racines ».
ADAMA DIOUF.
Etudiant en second cycle.
Université de Toulouse.
commentaires sur cet article: 5
Les opinions exprimées sur ce site n'engagent que leurs auteurs.
Nous ne pouvons en aucune façon être tenus pour responsables des propos tenus dans les contributions et les commentaires.
Commentaires :
Posté par : Titeufle 14/07/2010 à 12h36
Bonne continuation Adama, du courage pour les études.
Posté par : ndoye leboule 14/07/2010 à 13h05
rien a ajouter diouf codou. et du courage. ndoye lebou deuis espana
Posté par : zallle 18/07/2010 à 10h45
C'est magnifique!cette nouvelle rubrique "Poesie et Litterature
en faisant un mélange intelligent, on obtient quelque chose d'exceptionnel.
C'est super et bien dit ce poésie et bonne continuation ADAMA
Posté par : Couzle 28/07/2010 à 06h52
Merci way boy du courage lép léér na ndégne yana yallah lafalle la thiat té ga tekki bou gnarégne sa ville
Posté par : M. NGOMle 30/07/2010 à 00h13
SAlut frère dans la poésie,certainement tu as transcendé la solitude et la nostalgie du pays natal dès que tu finis ce poème. Telle est la force thérapeutique de la poésie, genre noble de la pure parole.En cela, Ionesco disait à juste raison que "La littérature empêche les hommes d'être indifférents aux hommes".Je communie avec toi, coeur pur,âme sensible, cet autre que moi-même...
Réagissez à cet article (Mais s'il vous plait ):
Soyez civilisés . N'envoyez pas de message pour agresser ou insulter les gens. N'utilisez pas un vocabulaire SMS.
Critiquez une idée, mais pas d'attaques personnelles .
Tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violant ou sexuel sera supprimé, de même que les messages publicitaires.
Contribution.
Cercle d' Etude et de Réflexions pour l' Emergence de Bargny(CEREB). Contexte :
Le quatre avril prochain notre pays fêtera les cinquante ans de son indépendance. Cinquante ans, le temps des bilans, l'âge de la maturité, une période qui devrait normalement coïncider avec une maturité économique et politique du Sénégal.
Le huit octobre prochain, notre commune Bargny fêtera les vingt ans de son existence en tant que commune de droit commun administrée par un maire élu (loi 90-35 du 08 octobre 1990). Lire
la suite...