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Confusion ou simplification culturelle !

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abdoulaye-seneIl est difficile de trouver pareils que les agents en fonction au Ministère de la culture pour une gestion efficiente des institutions et édifices culturels sénégalais. Au regard de leurs parcours académiques et de leurs expériences dans l’administration, cela paraît même illusoire. Les études en animation culturelle, en coopération et administration culturelles, en management culturel et artistique, en management des activités touristiques, en gestion des industries culturelles et du patrimoine industriel et les pratiques managériales culturelles répétitives les y prédisposent. Pour dire que le développement d’un secteur aussi stratégique que celui de la Culture ne peut s’opérer sans un minimum de formation.

L’administration culturelle est une science. Elle requiert un savoir, un savoir-faire et un savoir faire-faire. Le don, seulement, ne suffit pas pour légaliser l’exercice d’une profession. Accepter le contraire équivaut à renier, tout bonnement, à l’Ecole sa vocation. C’est en ce lieu où l’on acquiert la compétence qui doit s’inviter et ou être convoquée en tout domaine où l’exercice d’un métier est nécessaire.
Cette compétence, les agents du ministère de la culture peuvent valablement s’en prévaloir eu égard aux prestigieuses institutions de formation en Développement culturel qu’ils ont fréquentées. Entre autres on peut citer : l’Ecole nationale des Arts (ENA) de Dakar, l’Institut régional d’Enseignement supérieur et de Recherche en Développement culturel (IRES-RDC) ex CRAC de Lomé, l’Université d’Alexandrie d’Egypte, l’Institut Supérieur d’Action culturelle (ISAC) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Master en Techniques, Patrimoine et Territoires de l’Industries (TPTI) de la Sorbone, l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA), le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG), etc. Ils peuvent s’en prévaloir pour être passés entre les mains savantes d’éminents professeurs, critiques, historiens de l’art, philosophes, chercheurs, anthropologues, sociologues, économistes-planificateur, entrepreneurs culturels, etc.
Ceux-ci fondent le fait que nul autre qu’eux ne répond pleinement aux critères objectifs édictés pour les missions qui leur sont assignées. Ils sont compétents et dévoués nonobstant le fait qu’ils ne bénéficient d’aucune indemnité liée à leur fonction. Ils sont les laisser pour compte de l’administration sénégalaise. Ils sont souvent lésés dès lors qu’il s’agisse de la direction des institutions et édifices culturels du pays. Loin de discuter à l’autorité son pouvoir discrétionnaire de nommer, il lui est juste demandé de l’asseoir sur le critère de compétence.

De 2000 à 2012, soit douze ans, le Ministère de la culture a connu douze ministres. Depuis 2012, soit deux ans, ce département en est à son troisième ministre. Des pratiques jadis décriées semblent toujours y être d’actualité. Parce que diffuse, la culture mérite de tous une attention sérieuse. Elle souffre d’une profusion de confusions et de simplifications qui grandissent dangereusement.

Les questions « Qui est qui ? », « Qui fait quoi ? », « Avec qui ? », « Pourquoi ? », « Comment ? », « Avec quels moyens ? » et « A quelles fins ? » attendent, toujours, leurs réponses. Ces répliques aideraient à faire disparaître beaucoup de maux, à l’œuvre, au sein du secteur culturel. Elles devraient faire cesser les recrutements qui obéissent à des considérations de bas étage et la promotion à la phratrie, aux relations, aux jeux d’intérêts et autres critères douteux !

Il n’est pires primes que celles à l’appartenance fédérative, au sexe ou à l’allégeance politique ! Elles entament la motivation et le volontarisme de valeureuses compétences. Une gestion des institutions et édifices culturels qui fasse adhérer les agents et acteurs du secteur, doit être fondée sur la compétence ; seule et unique approche conforme à l’intérêt général. C’est pourquoi, il est grand temps de mettre où il faut l’homme qu’il faut, la femme qu’il faut. Ainsi chaque individu trouvera sa place, là où il servira au mieux la société et à sa pleine et juste mesures.

Abdoulaye SENE,
Conseiller aux Affaires culturelles,
Spécialisé en management et entrepreneuriat culturels

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