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L’EXTRACTION DU SABLE MARIN UN DANGER POUR LA POPULATION BARGNOISE

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GUEYE-Papa-IbrahimaBargny situé dans le littoral est une ville dont l’activité principale est la pêche doit son économie à la mer. Mais aujourd’hui cette source d’économie est menacée par l’érosion côtière dont la principale cause est l’extraction du sable marin. En effet L’extension de la zone urbaine, la création de nouveaux quartiers et l’émergence de nouveaux chantiers en construction ont considérément augmentes la demande et encouragé l’extraction abusif du sable marin.

Cet activité jadis trationnelle est devenu aujourd’hui un secteur en plein essor qui attire beaucoup de monde notamment les charretiers marqué par la prolifération des écuries et la naissance de dépôts de sable qui servent de point de ravitaillement et de relais vers les localités les plus enclavés pendant les périodes d’impraticabilité de la plage. En moyenne plus de 150 à 200 charrettes sont remplies jour et nuit dans ces cotes soit l’équivalent de 140 à 160m3 de sable dont 80% dans des zones dites d’intense exploitation à Ndiolemane et à Santhioub guedj.

Qui sont ces charretiers ?

Les 4 /5 des charretiers sont issu du monde rural en particulier des saisonniers sérères à la recherche de profits pour compenser leurs maigres revenus de l’agriculture (seul les 1 /5 sont des fils du terroir). Souvent ces personnes considère la mer comme un lieu de non loi par conséquent ne s’en soucis guère des nombreuses conséquences que peuvent engendrer leurs actes dont La plus menaçante aujourd’hui est l’avancée de la mer qui aboutit souvent a des risques d’inondations, d’insalubrité, de pollution mais aussi à la dégradation de l’environnement ; a cela s’ajoute l’aménagement des charretiers à proximité de la mer, l’insécurité et les conséquences sur le plan économiques.

L’AVANCEE DE LA MER :

La plage jadis qui était un espace de cohabitation entre pirogues et populations avec l’avancée de la mer est devenue aujourd’hui un espace restreint ; marqué par la rareté et/ou l’impraticabilité des espaces de sport et de loisirs du fait des énormes creux laissés par les charretiers sur la plage ; cette restriction va avoir aussi des conséquences sur le plan environnemental et social.
Sur le plan environnemental
On note d’une part la rareté de certains espèces marins qui vivaient sous le sable (crapes) et d’autres part l’assaut répète des vagues sur les cactus fragilise cette barrière naturelle qui constitut le seul rempart entre la mer et les populations.
Sur le plan social
Pendant l’hivernage ces zones à intense exploitation (Ndiolmane et santhioub guedj) vont constituer le maillon faible de ce chaîne de protection naturelle constituant ainsi des baies à travers lesquelles la mer remplit la rivière au point de la dévier de son lit créant ainsi des risques d’inondation mais aussi d’insalubrité pouvant aboutir a des cas d’infections sachant que le lit du rivière constitut un dépotoir d’ordures ; propice au développement de certains agents pathogènes et que la population l’emprunte chaque jour pour se rendre à la mer.

L’AMENAGEMENT DES CHARRETIERS A PROXIMITE DE LA MER :

Le déplacement des populations tout au long de l’histoire a été motivé par des impératifs géo-économiques et les cotes Bargnois en plus de leurs potentiels économiques offrent un accès rapide aux infrastructures routières,Ferroviaire de la zone. C’est sans doute la raison pour laquelle on note une forte concentration des charrettes à proximité et/ou aux alentours de la mer ce qui leur permet d’avoir de la matière première a leur portée augmentant ainsi leur temps de travail et du coût le volume de prélèvement du Sable marin. Mais cela ne reste pas sans conséquence de par leurs activités modifient l’action des agents naturels qui peuvent parfois de manière irréversible dégradé l’environnement.

L’INSECURITE :

Comme tout fief lébou les quartiers aux abords de la mer sont constitués de rues étroites ; mal éclairée et souvent fréquentée par beaucoup de bambins et en permanence les charrettes y circulent au galop sachant que tout accident peut être fatal à cela s’ajoute l’effondrement de murs de clôture de beaucoup de maisons a Bargny guedj, miname et Sendou sous l’effets des vagues ; d’autres fissuré pouvant succomber d’une minute a l’autre, y’a même ceux que la mer entre dans leur maison plongeant ainsi ces populations dans un risque d’insécurité permanente.

SUR LE PLAN ECONOMIQUE :
a coté de la pêche se développe une activité parallèle principalement gérée par les femmes qui consiste à sécher ou a fumer les poissons qui sont utilisés à la fabrication du poudre d’épice destinés en grande partie à l’exportation vers les pays frontalier notamment le Mali, mais aujourd’hui avec l’immersion de plus en plus de terres cette activité qui, pour beaucoup de foyers maintient la marmite au feu fait face à des problèmes d’espaces pour s’épanouir a cela s’y ajoute l’immersion de certains bâtiments touristiques à Sendou et à Miname mais aussi la dégradation de certains complexe économique comme l’ex Bata.
À Monsieur le Ministre de l’Environnement et de la protection de la nature ; votre souci de protéger l’environnement ne nous est pas indifférent la loi sur la réglementation de la pêche pour sauvegarder l’équilibre marin et la création de brigades vert pour préserver nos forets en sont les preuves.
Aujourd’hui nous attirons votre attention sur la menance qui pèse sur le littoral en loccurance l’extraction du sable marin afin que des mesures strictes soient prises pour réglementer cette activité qui de plus en plus prend de l’ampleur et menance nos cotes de disparition comme le cas de Rufisque.


GUEYE Papa Ibrahima
Etudiant en logistique membre de la jeunesse républicaine

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