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Locales Bargny: Critique de l’actu politique. Papa Salamba maire !

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mar-diouf-maireComme un coup de canon, c’est reparti pour de bon ! Diantre, le bargnois, féru de politique politicienne à la parlotte facile est dans tous ses états. Qui dois-je élire, ne cesse-t-il de répéter ?

Papa Salamba, roi de Bargny et seigneur des terres astrales, un jeune loup aux dents acérées et longues ou un quelqu’un qui serait digne, je dis bien et pèse bien mes mots sur la balance, un fils honorable et digne de Bargny. Ma ville se meurt et se cadavérise.

Point de joyeuseté, que de la bouffonnerie ! Mais Papa est là et veille au grain, comparable à une poule farouche qui veille sur ses œufs. L’on se rappelle que Papa Salamba est aux affaires depuis les temps immémoriaux de Léopold Sédar Senghor, ah le président poète et joueur de flûte enchantée et en bon funambule intellectuel et tribun de la parole qui faisait valser la tête des français.

Plus français que Senghor, tu meurs ! Ah Léopold l’artiste, aimé et adoubé des nostalgiques du verbe haut en couleur. Salamba est on ne peut plus clair un dinosaure de la politique sénégalaise voire bargnoise.

Les années passent et même pas un ride sur son front et faisant toujours face à celles et ceux qui le combattent. Despote, disent certains et roublard disent les autres. Depuis ma tendre enfance et écartelé entre deux villes que j’aime de toute mon âme, Mar, oups Salamba a été, est et serait le maire de cette farouche ville qu’est Bargny aux antipodes séculaires.

Bargny ville lumière, ville où l’intellect déborde mais que nenni ! Bargny de toutes mes tripes et que dire de sa jumelle; Rio Fresco, belle même si elle est sale, laissée à l’abandon. Bargny, la rebelle a été toujours en rade au profit de Rufisque et des autres villes. La question brûle-pourpoint qui me pique les lèvres est : pourquoi tant de haine envers Bargny ?

Rufisque a été toujours chouchoutée et cela date depuis la nuit des temps. Papa Salamba a toujours incarné la fierté de ce que nous sommes, c’est-à-dire lébous, braves, farouches et rebelles et empreints du Joom et du fayda qu’on nous connaissait. De nos jours, le lébou, je ne mets pas tous les lébous dans le même panier à crabes, est l’ombre de ce qu’il fut. Salamba a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Je ne piperai pas un mot de plus sinon l’encre de ma plume débordera sur la feuille blanche. Je cherche mes mots.

Salamba encore ! Pas possible qu’il fasse un autre mandat même s’il a été légitimement élu à moult reprises et par les bargnois. L’on nous dise que ce sont les vieux qui l’élisent n’est que pur mensonge. Bargny respire de par sa jeunesse et Bargny est jeune même s’il existe des jeunes qui sont dans les tranchées de Salamba.

Eh oui vive nous et la démocratie que l’on se targue ! Démocratie, je me demande si ce mot existe chez nous les nègres. Nègre n’est pas une insulte. Nous ne sommes que ce que nous reflétons. Moutons de Panurge sont certains bargnois. Oui une ânerie de dire que Salamba va encore rempiler ! Je n’ose pas le croire même si ma voix persifle avec ironie. La bonne graine est dans Bargny et il nous faut la rechercher vaille que vaille et pas à hue et à dia.

De la bonne graine existe dans la coalition hétéroclite And Liggey Bargny(ALB). Je ne citerai pas des noms mais ALB est rempli d’étoiles, la crème y existe, celle locale mélangée à la diaspora. Hum la mayonnaise commence à prendre ! L’animal politique qu’est Papa Salamba doit être combattu dignement, en bon fils de lébou et digne de ce nom.

Point de nom d’oiseau et d’insulte ! Le combat des joutes verbales doit prendre la place à celui des muscles. Nous devons réseauter humainement et faire de Bargny un hub dans l’économie de ce cher pays qu’est le Sénégal.

Salamba est un roi et son règne ne tend pas à disparaître, il le ramènera loin et très loin. Papa de tout un peuple, il règne d’une main de fer sur ce lopin de terre grisâtre, terre de nos aïeuls. Quel seigneur un tantinet imbu de sa personne ! Il se susurre que voulant enrôler un jeune de même acabit, il s’est acoquiné avec lui. Ce que disent les langues déliées et chauffées à blanc de la presse locale.

Il se cherche mais la bête finira toujours par trouver sa proie et sa proie est la jeunesse. Diviser pour régner semble être son crédo. Malin, fin tacticien et doublé d’une roublardise indéniable, il se mettra juste au-dessus du baobab séculaire pour regarder les joutes électorales où les gens de tendances différentes s’étriperont tels des lions. Papa ne bat pas campagne mais bat le fer quand il est chaud.

Il délègue parmi ses ouailles et les voix tombent dans son escarcelle. Mais la populace se met en branle de combat et il a peur mais le baobab ne tombera pas de si tôt. Il fera toujours front.

Salamba est en face d’une équation à deux inconnues ; se faire sage parmi les sages de Bargny ou prendre la tangente de la porte. La colère bout et cela se sent chez les jeunes et chez quelques vieux de sa génération. Est-il carrément lâché ? Je donne ma langue aux chats et question sans réponse. Motus et point de mot qui sort de ma gorge profonde. Salamba en bon saltimbanque et amuseur du public bargnois et toute honte bue doit partir alors qu’il est temps.

Gloire à Bargny qui a fait de Salamba son maire à vie mais qui ne lui reconnait qu’une qualité rare de nos jours, la constance. Il est toujours resté très droit dans ses bottes socialistes. Point de transhumance et chapeau bas à l’artiste ! Afin merci au maire d’avoir éclairé par inadvertance la route nationale qui longe Bargny ! Afin Bargny, ville lumière ! Qui défiera Salamba le roi ? La peur se lit sur les visages. Si Papa Salamba veut encore rempiler, il devra faire appel aux djinns et j’ose dire qu’ils lui diront non même si je ne suis pas dans le secret des dieux.

POUYE Ibra

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